Le
matin même je décide de quitter la ville au plus vite. Les gens y
sont fatiguant. C'est ainsi que je prend le premier bus trouvé pour
Bima. Sur le chemin le mini bus zigzague entre les chèvres et les
vaches qui se plaisent au milieu de la route. Le bus ramasse les
gens. Deux femmes autour de moi me caressent les cheveux en
admiration. Cela n'a rien de confortable. Puis je suis arrivée au
terminal bus de Bima. Une foule de gens entoure le bus et crie en
tirant les sacs. Impossible de sortir du bus dans le calme. Une fois
sortie je me suis rapidement enfuis sauf que malgré tout les gens
continuent de me harceler tout en me suivant. Dans la rue les « Hello
mister », « Eh bule » (expression qui s'apparente à
« Eh l'occidentale »), etc fusent. Avec la fatigue c'est
devenue insupportable. À première vue il n'y pas d'endroit pour se
reposer et prendre un café. J'ai atterri dans une sorte de village.
J'ai fini par trouver un banc en retrait sauf que peu de temps après
une vingtaine de femmes m'ont entouré. En pleurant j'ai expliqué
que j'aimerais être respecté puis que j'ai besoin de calme. Une
jeune femme de Solo, Lya, m'a amené chez elle pour que je me repose.
Sauf que les gens rentrent sans hésiter dans la pièce ou je suis
pour me poser des questions ou simplement me regarder. Un vieux
monsieur s'est permit de me faire la remarque que voyager seule en
étant une femme était irresponsable car dangereux. Je lui ai
répondu que la question sur les genres n'a pas lieu d'être, cela ne
devrait pas faire une différence. De plus, voyager seule est
enrichissant et incroyable sauf quand les gens locaux sont peu
soucieux et désagréables.
Ensuite
une seconde jeune femme, Eka, m'a proposé d'aller se reposer chez
elle puisqu'elle habite plus loin dans un lieu plus calme. C'est
ainsi que j'ai atterri dans une grande maison double avec d'un côté
la maison style traditionnelle puis le côté maison Barbie ou habite
la sœur d'Eka, son mari, et ses trois enfants. Chez Eka, côté
traditionnel, j'ai pu me reposer. Le lieu est beaucoup plus calme.
Puis, il y a moins de personnes autour de moi et elles sont davantage
compréhensives et attentionnées. Ensuite avec Eka et l'un de ses
deux fils nous sommes allés acheter des bakso (boules de viande
machées), à Bima c'est une spécialité. De plus, Eka m'a promené
dans la ville en scooter pour me donner une première impression du
centre-ville de Bima. Je me suis aperçue qu'en réalité la station
de bus de Bima est située dans un village et non pas dans la ville
même. Bima ressemble à Jogyakarta en beaucoup plus petit puis les
bâtiments sont bien souvent construits avec de meilleurs matériaux.
La ville est bordée par une mer plate.
Toutes
les sœurs d'Eka semblent habiter le même quartier. Elles sont
toutes plus ou moins aisées et possèdent pour certaines d'immenses
maisons de princesse. L'une des sœurs d'Eka, celle qui habite dans
la même maison double qu'elle, me propose de dormir dans la chambre
de sa fille. Elle a trois enfants, Eka deux, et tous ensemble ils
crient, jouent et font des caprices. Ils sont traités comme des
petits rois.
Je
fais la connaissance du mari de la sœur d'Eka. Il est comptable et a
obtenu son diplôme d'économie à l'Université Gadjah Mada (UGM).
Nous avons eu les même professeurs comme Monsieur Mondrajad Kunroco
et Monsieur Nopiri. Mais nous n'avons pas les même avis sur la
qualité de l'enseignement. Le mari m'a soutenu qu'UGM est dans le
top 15 des meilleurs universités du monde. J'ai du mal à y croire.
C'est
une famille musulmane, dans la maison il y a même une petite pièce
pour prier.
Le
soir, nous prenons le 4x4 pour aller à la mer sauf qu'il fait nuit
et l'un des petits garçons dors déjà, alors nous rentrons
aussitôt.
Cette
nuit je dors dans un lit de princesse, dans une chambre rien que pour
moi.
I
want to leave this city quickly. People are not pleasant even if it
is a cute place. I take a mini bus to go to Bima. Finally after less
than one hour I arrive in Bima. Many men are waiting around the bus
that people go out from it to pull their bags. Impossible to go out
calmly from this bus. After out, I try to escape people and run away
quickly but people follow me. In streets, all people scream toward me
“Eh mister”, “Eh bule” (which means something like “eh
foreign”). I am tired, it is unbearable. I search for a seat in a
calm place. I find but few seconds latter I am surrounded by many
women. I tell them crying that I need calm and respect. Lya, young
woman from Solo, understands my wish and brings me at her home to
take a nap. But impossible to sleep, people enter in the room to take
picture, looking at me and asking questions. I get angry with a old
man who tells me that traveling alone is irresponsible and dangerous
for a girl. I answer, being a boy or a girl doesn't make any
differences. Traveling alone is rich of experiences and great but not
when local people are rude and not respectful toward different
persons.
Then
I meet Eka who invites me at her home because she lives further in a
place less clouded and more peaceful. I accept and then I arrive at
her home. She lives in a double house. There is a traditional side,
where does she lives, and a “princess” side, where lives Eka's
sister. Here, I can take a nap. Then Eka brings me everywhere around
the city to have a first impression. I realize that the bus station,
where I was first, is located in a village. Bima is bigger and looks
like Jogyakarta but smaller and built with better materials. There is
the sea in the north. We buy some bakso (meat balls) because it's
traditional in Bima.
Apparently,
Eka's sisters live in big houses in the same street. One sister who
lives in the other part of Eka's house invites me to sleep at her
daughter's room. She has three kids, Eka two, and all together they
play and scream loudly.
I
meet the husband of the sister. He used to study economy in UGM like
me now. He knows some of my professors and tells me that UGM is
classified as one of the 15th best universities in the
world. I have another advice.
This
evening, we take the 4x4 to go to the sea, but it is too late and
there is a little boy who is already tired so we go back home. This
night I sleep in a princess room. This house is really big. It
surprises me, there is a room to pray because the family is Muslim.
Ca a l'air éprouvant d'iposer sa différence, quant a vivre le fait d etre different c'et enrichissant et ca developpe la subtilité de tout altruisme!!! Ton texte est émouvant, ton blog se dévore !!! Definitivement, il faut que je fasse cette expérience, merci de partager ce moment de vie !!!! Bonnes pérégrinations ma Pauline !!!
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