12 févr. 2014

Le 16 janvier

Le matin même je décide de quitter la ville au plus vite. Les gens y sont fatiguant. C'est ainsi que je prend le premier bus trouvé pour Bima. Sur le chemin le mini bus zigzague entre les chèvres et les vaches qui se plaisent au milieu de la route. Le bus ramasse les gens. Deux femmes autour de moi me caressent les cheveux en admiration. Cela n'a rien de confortable. Puis je suis arrivée au terminal bus de Bima. Une foule de gens entoure le bus et crie en tirant les sacs. Impossible de sortir du bus dans le calme. Une fois sortie je me suis rapidement enfuis sauf que malgré tout les gens continuent de me harceler tout en me suivant. Dans la rue les « Hello mister », « Eh bule » (expression qui s'apparente à « Eh l'occidentale »), etc fusent. Avec la fatigue c'est devenue insupportable. À première vue il n'y pas d'endroit pour se reposer et prendre un café. J'ai atterri dans une sorte de village. J'ai fini par trouver un banc en retrait sauf que peu de temps après une vingtaine de femmes m'ont entouré. En pleurant j'ai expliqué que j'aimerais être respecté puis que j'ai besoin de calme. Une jeune femme de Solo, Lya, m'a amené chez elle pour que je me repose. Sauf que les gens rentrent sans hésiter dans la pièce ou je suis pour me poser des questions ou simplement me regarder. Un vieux monsieur s'est permit de me faire la remarque que voyager seule en étant une femme était irresponsable car dangereux. Je lui ai répondu que la question sur les genres n'a pas lieu d'être, cela ne devrait pas faire une différence. De plus, voyager seule est enrichissant et incroyable sauf quand les gens locaux sont peu soucieux et désagréables.
Ensuite une seconde jeune femme, Eka, m'a proposé d'aller se reposer chez elle puisqu'elle habite plus loin dans un lieu plus calme. C'est ainsi que j'ai atterri dans une grande maison double avec d'un côté la maison style traditionnelle puis le côté maison Barbie ou habite la sœur d'Eka, son mari, et ses trois enfants. Chez Eka, côté traditionnel, j'ai pu me reposer. Le lieu est beaucoup plus calme. Puis, il y a moins de personnes autour de moi et elles sont davantage compréhensives et attentionnées. Ensuite avec Eka et l'un de ses deux fils nous sommes allés acheter des bakso (boules de viande machées), à Bima c'est une spécialité. De plus, Eka m'a promené dans la ville en scooter pour me donner une première impression du centre-ville de Bima. Je me suis aperçue qu'en réalité la station de bus de Bima est située dans un village et non pas dans la ville même. Bima ressemble à Jogyakarta en beaucoup plus petit puis les bâtiments sont bien souvent construits avec de meilleurs matériaux. La ville est bordée par une mer plate.
Toutes les sœurs d'Eka semblent habiter le même quartier. Elles sont toutes plus ou moins aisées et possèdent pour certaines d'immenses maisons de princesse. L'une des sœurs d'Eka, celle qui habite dans la même maison double qu'elle, me propose de dormir dans la chambre de sa fille. Elle a trois enfants, Eka deux, et tous ensemble ils crient, jouent et font des caprices. Ils sont traités comme des petits rois.
Je fais la connaissance du mari de la sœur d'Eka. Il est comptable et a obtenu son diplôme d'économie à l'Université Gadjah Mada (UGM). Nous avons eu les même professeurs comme Monsieur Mondrajad Kunroco et Monsieur Nopiri. Mais nous n'avons pas les même avis sur la qualité de l'enseignement. Le mari m'a soutenu qu'UGM est dans le top 15 des meilleurs universités du monde. J'ai du mal à y croire.
C'est une famille musulmane, dans la maison il y a même une petite pièce pour prier.
Le soir, nous prenons le 4x4 pour aller à la mer sauf qu'il fait nuit et l'un des petits garçons dors déjà, alors nous rentrons aussitôt.

Cette nuit je dors dans un lit de princesse, dans une chambre rien que pour moi.  


I want to leave this city quickly. People are not pleasant even if it is a cute place. I take a mini bus to go to Bima. Finally after less than one hour I arrive in Bima. Many men are waiting around the bus that people go out from it to pull their bags. Impossible to go out calmly from this bus. After out, I try to escape people and run away quickly but people follow me. In streets, all people scream toward me “Eh mister”, “Eh bule” (which means something like “eh foreign”). I am tired, it is unbearable. I search for a seat in a calm place. I find but few seconds latter I am surrounded by many women. I tell them crying that I need calm and respect. Lya, young woman from Solo, understands my wish and brings me at her home to take a nap. But impossible to sleep, people enter in the room to take picture, looking at me and asking questions. I get angry with a old man who tells me that traveling alone is irresponsible and dangerous for a girl. I answer, being a boy or a girl doesn't make any differences. Traveling alone is rich of experiences and great but not when local people are rude and not respectful toward different persons.
Then I meet Eka who invites me at her home because she lives further in a place less clouded and more peaceful. I accept and then I arrive at her home. She lives in a double house. There is a traditional side, where does she lives, and a “princess” side, where lives Eka's sister. Here, I can take a nap. Then Eka brings me everywhere around the city to have a first impression. I realize that the bus station, where I was first, is located in a village. Bima is bigger and looks like Jogyakarta but smaller and built with better materials. There is the sea in the north. We buy some bakso (meat balls) because it's traditional in Bima.

Apparently, Eka's sisters live in big houses in the same street. One sister who lives in the other part of Eka's house invites me to sleep at her daughter's room. She has three kids, Eka two, and all together they play and scream loudly.

I meet the husband of the sister. He used to study economy in UGM like me now. He knows some of my professors and tells me that UGM is classified as one of the 15th best universities in the world. I have another advice.

This evening, we take the 4x4 to go to the sea, but it is too late and there is a little boy who is already tired so we go back home. This night I sleep in a princess room. This house is really big. It surprises me, there is a room to pray because the family is Muslim.  

1 commentaire:

  1. Ca a l'air éprouvant d'iposer sa différence, quant a vivre le fait d etre different c'et enrichissant et ca developpe la subtilité de tout altruisme!!! Ton texte est émouvant, ton blog se dévore !!! Definitivement, il faut que je fasse cette expérience, merci de partager ce moment de vie !!!! Bonnes pérégrinations ma Pauline !!!

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